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Manager la performance : et si ça consistait d’abord à poser le bon diagnostic ?

Former, motiver, réorganiser… accompagner la performance suppose avant tout de prendre le temps d’analyser précisément la situation avant d’agir.


Manager la performance : flèche vers le haut

Lorsqu’un collaborateur ne délivre pas la performance attendue, le réflexe est souvent rapide : proposer une formation. Comme si tout écart de résultat relevait automatiquement d’un déficit de compétences.

Pourtant, la performance est un équilibre plus subtil.


Le mot du mois : Performance


La performance repose sur trois piliers : le savoir-faire, le vouloir-faire, le pouvoir-faire.


La question clé devient alors : quelle est la véritable cause de l’écart de performance ?


Le savoir-faire renvoie aux compétences techniques et comportementales. Le collaborateur maîtrise-t-il les attendus de son poste ? Si la compétence est insuffisamment développée, la formation, le tutorat ou le mentorat sont des réponses cohérentes.


Le vouloir-faire concerne l’engagement. Le collaborateur est-il motivé sur son poste ? Lorsque l’énergie n’est plus là, multiplier les formations ne réglera rien. Le levier devient alors managérial : redonner du sens, ajuster la reconnaissance, rouvrir le dialogue pour nourrir les facteurs de motivation intrinsèque du collaborateur.


Le pouvoir-faire touche aux conditions de travail et aux ressources. Le collaborateur dispose-t-il des moyens nécessaires pour mener à bien ses missions ? Un professionnel compétent et motivé peut voir sa performance entravée par un environnement inadapté : un manque de ressources, des outils défaillants, une charge de travail excessive… Le plan d’action devient alors organisationnel : ajuster les priorités, clarifier le cadre, réallouer des ressources, sécuriser les processus, fluidifier les interactions.


Sans analyse préalable, les actions deviennent des coups d’épée dans l’eau. Former quelqu’un qui sait déjà faire crée de l’incompréhension. Chercher à motiver quelqu’un qui manque de compétences génère de l’insécurité. Exiger davantage sans ajuster les moyens nourrit la frustration.


Manager la performance ne consiste pas seulement à fixer des objectifs et à mesurer des écarts. Cela suppose une lecture fine des causes, une capacité à distinguer ce qui relève des compétences, de l’engagement ou des conditions d’exercice.


La performance durable naît de l’alignement entre ces trois dimensions. Et c’est précisément là que le rôle du manager prend toute sa dimension stratégique : analyser la situation avant d’agir, puis co-construire avec le collaborateur un plan d’action adapté, mobilisant le bon levier au bon moment.



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